Mesures d’urgence

revue Collectif n°22 mars 1994
vendredi 14 novembre 2014
par  René
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Contre l’exclusion

-  Une loi-cadre de réduction du temps de travail à 35 heures avec embauches correspondantes
-  Création d’emplois socialement et écologiquement utiles (dans les entre-prises, les services publics, les quartiers, les communes rurales)
-  Refonte et revalorisation des allocations chômage et suppression de toute dégressivité.
Utilisation de fonds sociaux en totalité Paiement immédiat et régulier des allocations dès le début du mois Dans l’attente :
-  Accès gratuit aux services de santé
-  Transports gratuits pour les chômeurs et les précaires
-  Gratuité des frais liés à la recherche d’emploi (courrier, téléphone, photo-copies, inscription à des concours, etc..)
-  Droit à un logement décent pour toutes et tous, en fonction des besoins. Il faut construire des logements sociaux et en attendant :
. pas d’expulsion
. pas de démolition de logements habitables
. réquisition de logements vacants
-  Aucune coupure d’eau, de gaz ou d’électricité.
-  Droit pour tous ceux et celles qui le souhaitent à une formation gratuite, rémunérée et qualifiante correspondant impérativement aux souhaits et aux besoins des usagers.
-  Droit ouvert au RMI à toutes les personnes âgées de 18 ans et plus se trouvant sans ressources personnelles. Refonte du calcul en écartant les prestations familiales.
-  Droit pour les demandeurs d’emplois de refuser les emplois bidons. Il faut cesser de harceler les demandeurs d’emplois qui ne trouvent pas de travail parce qu’il n’y en a pas.
-  Suppression des services de contrôle des chômeurs et affectation des agents au contrôle des entreprises (heures supplémentaires en particulier), de l’utilisation de fonds publics et des nouvelles formes d’escroquerie frappant des chômeurs.
-  Contrôle de l’utilisation des fonds et des dispositifs alloués à l’insertion.
-  Création d’une instance de recours où les chômeurs puissent défendre leurs droits.
-  Exonération des impôts locaux pour les chômeurs qui ne sont pas impo¬sables dans l’attente d’une réforme de la fiscalité locale
-  Régularisation de tous les travailleurs qui sont sans papiers.
-  Nous demandons la reconnaissance des organisations de chômeurs et les moyens financiers et statutaires de leur représentation dans les instances qui les concernent (Unedic, Assedic, Anpe, dispositifs de formation et d’insertion) pour que soient prises en compte leurs revendications.

contre les licenciements et la précarisation du travail

Il faut un coup d’arrêt aux vagues actuelles de suppressions d’emploi et de licenciements. Pour cela, il faut :
-  un moratoire sur les licenciements jusqu’à l’application d’une loi cadre sur la réduction du temps de travail permettant les créations d’emploi et les reclassements.
-  L’État doit montrer l’exemple en arrêtant toutes les suppressions d’emploi dans les entreprises ou services relevant de son autorité (administrations, entreprises publiques et nationalisées) et en cessant d’avoir recours à des travailleurs précaires.
-  Un droit de contrôle et d’ingérence de la population et des partenaires sociaux, en particulier les organisations syndicales et les associations de chômeurs, sur les licenciements, les suppressions et les créations d’emploi.
-  Un droit de contrôle de l’utilisation des fonds publics pour le maintien et la création d’emplois.
-  Des mesures pour dissuader du recours aux emplois précaires et aux heures supplémentaires et pour plafonner le cumul emploi-retraite.
-  Lutter contre le temps partiel imposé et empêcher l’instauration d’un salaire parental comme solution au chômage.
-  Transformer les CES en emplois stables et à temps plein.
-  La réflexion doit se poursuivre sur une solidarité concrète entre les salariés et les chômeurs. Par exemple, ouverture de certaines prestations des comités d’entreprise (vacances enfants, etc..)


Documents joints

Mesures d'urgence
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